Plongé dans une atmosphère gothique où les ombres dansent sur les murs décrépis d’un atelier victorien, « Pinocchio: Unstrung » mêle habilement horreur et fantastique. La bande‑son originale, composée de grincements sinistres et de chœurs dissonants, renforce une sensation d’étrangeté permanente, tandis que les décors de marbre noir et de bois craquelé évoquent un univers à la fois familier et déroutant.
Préparez‑vous à découvrir comment un jouet d’enfant peut devenir le protagoniste d’un thriller psychologique terrifiant.

Fiche du Film
Synopsis
Une marionnette de bois prend vie dans un village isolé, mais son existence s’avère bien plus sinistre qu’une simple magie enfantine.
Jude Evan Lloyd incarne le maître artisan qui, en quête de perfection, crée Pinocchio sans se douter que chaque fil tiré libère une part d’âme sombre. Alors que la créature commence à explorer le monde extérieur, elle se retrouve confrontée à des forces occultes qui cherchent à exploiter son pouvoir. Le film suit cette quête d’identité entre le désir de liberté et la menace d’une corruption grandissante, sans révéler la conclusion finale.
Les personnages sont pris dans un jeu de duplicités : le créateur, obsédé par son œuvre, le jeune Pinocchio, tiraillé entre innocence et malveillance, et les habitants du village, qui oscillent entre méfiance et fascination. Chacun doit affronter ses propres démons pour survivre à l’influence grandissante de la marionnette.
Le suspense monte à chaque scène, laissant le spectateur sur le fil du rasoir, attendant de voir si la créature pourra échapper à son destin funeste ou si elle entraînera tous ceux qui l’entourent dans les ténèbres.
Critique & Avis
Notre Critique
« Pinocchio: Unstrung » m’a frappé dès les premières minutes : une vision dérangeante et poétique du conte qui ne laisse pas indifférent.
Le rythme oscille entre des séquences lentes, presque contemplatives, et des éclats de terreur pure, créant une tension constante. Le scénario, bien que parfois trop chargé en références symboliques, reste cohérent grâce à une écriture qui ne sacrifie jamais l’émotion au profit du choc.
Le jeu de Jude Evan Lloyd est hypnotisant, tandis que Robert Englund, en mentor sinistre, apporte une présence mythique. La mise en scène de Rhys Frake‑Waterfield exploite les contrastes de lumière et d’ombre avec une maîtrise rappelant les chefs‑d’œuvre de Guillermo del Toro.
Le principal point faible réside dans quelques effets spéciaux de marionnette qui, bien que volontairement rétro, peuvent paraître datés pour certains spectateurs habitués aux CGI modernes.
On ne peut pas parler de ce film sans le comparer à « The Devil’s Backbone » de Guillermo del Toro : les deux partagent une atmosphère d’enfance pervertie et un décor rural chargé de mystère.
En définitive, « Pinocchio: Unstrung » est une expérience visuelle et narrative qui mérite d’être vue, même si elle laisse quelques imperfections derrière son éclat sombre.
Vidéo officielle
Pourquoi regarder Pinocchio: Unstrung ?
- Direction artistique saisissante
Chaque plan est soigneusement composé, mêlant décors victorieux et effets de lumière qui renforcent le côté lugubre du récit.
- Performances intenses
Jude Evan Lloyd et Robert Englund offrent des interprétations qui oscillent entre la vulnérabilité et la menace, ancrant le film dans une réalité émotionnelle forte.
- Score immersif
La bande‑son, signée par le compositeur britannique James Dean Bradfield, utilise des cordes dissonantes et des percussions métalliques pour accentuer chaque frisson.
- Ambiance gothique
Le décor du village, avec ses ruelles pavées et ses lanternes vacillantes, crée une atmosphère oppressante qui rappelle les classiques du cinéma d’horreur européen.
- Scénario riche en symboles
Le film explore des thèmes comme la création, la liberté et la corruption à travers des métaphores visuelles, offrant plusieurs niveaux d’interprétation.
Où Regarder en Streaming
Récompenses
- Fantastic Fest – Jury Award for Best Horror Film (2026)
Récompense décernée pour l'originalité du scénario et la qualité de la mise en scène, soulignant la capacité du film à réinventer le genre.
- British Horror Film Awards – Best International Feature (2026)
Nomination qui a mis en avant la performance de Jude Evan Lloyd et la direction artistique du film.
Anecdotes
Le saviez‑vous ? Le bois utilisé pour la marionnette principale provient d’un arbre centenaire du parc de Kew, choisi pour son grain unique et son histoire.
- Robert Englund a improvisé plusieurs de ses répliques les plus terrifiantes, inspirées de ses rôles antérieurs.
- Le réalisateur Rhys Frake‑Waterfield a passé six mois à étudier les manuscrits originaux de Carlo Collodi pour enrichir le scénario.
- Le décor du laboratoire d’artisanat a été construit à partir de pièces récupérées dans une ancienne usine textile.
- Le film a été tourné en 30 jours, avec une équipe de seulement 45 personnes, afin de préserver l’intimité du projet.
- Une version alternative du générique d’ouverture, plus longue, a été présentée lors du Festival de Cannes 2026.
Qualité disponible
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